Partager l'article ! Aboubacar Duemba de Kiss SAINTE-ROSE: Aboubacar Duemba Bon c’est à dire je m’intitule Aboubacar Duemba ...
Aboubacar Duemba
Bon c’est à dire je m’intitule Aboubacar Duemba. Je suis venu postuler pour le poste de ministre là. Donc pour vous racontrariez un peu mon histoire, je suis issu de Acualapampala en Afrique dan un petit village à coté de la brousse qui s’appelait Hutu. La problématique est que j’ai été rejecté par les miens, littéralement rejecté! J’étais encore petit mais je m'en souviens comme si c'était hier. Un jour les anciens m’ont emmené avec eux dans la savane pour aller chasser et ils m’ont demandé de partir en éclaireur. Quand je suis revenu il n’y avait plus personne j’étais solitaire face a ma solitude, et je ne connaissais pas le chemin du retour puisque c'est les anciens qui m'avais "conduire" jusqu'ici, j’étais donc à mon insu obligé d’évoluer dans la jungle quoi. Au début j’avais peur! Mais je me suis tranquillisé d’abord et je me suis établi dans un arbre qu'on appelle "eza li mosusu" et j’ai observé les animaux...non mais je ne descendais pas! Quand j'avais faim je mangeais les feuilles de l'arbre, j'avais la frousse de descendre dans la brousse donc j'ingurgitais les feuilles de plusieurs façons. Des fois je les faisais sécher au soleil et quand je les mangeais c'était croquant comme les biscuits sinon quand il pleuvait je faisais les infusions avec les feuillages et à force de rester là haut à "observatoriser" j’ai vite compris à parler toutes les langues animales. Le plus facile c'est quand même le lion, ah lui il balance quoi! Il donne les ordres quand il disait silence c'est l’heure de ma sieste c'est toute la brousse qui s'éteignait. Et donc c'est comme ça que j’ai fleuri dans la jungle. C’est pour cela qu'au départ ma connaissance de l’Europe c'était fragile comme le papier sulfurisé. Un jour comme ça j’ai attrapé courage j’ai dit on descend ! Je me suis souvenu d'un proverbe que les anciens m'avaient appris: "sukara n'boca la moca lo ko lo somrokoto na pesi muanamputu" (si tu as le courage tu peux soulever les montagnes). Et c'est comme ça que tout a commencé. Là-bas j’ai côtoyé les plus grands, la fine fleur de l’aristocratie sauvage, je faisais la bise aux mâles dominants, je jouais à cache-cache avec les éléphants! Même les gorilles, les papas là, ils me respectaient. J’ai été élu à la majorité absolue (99.9% des voix) ministre de la brousse. J’ai commencé par prendre racine dans le "département tiger " pour m’occuper des tigres; les féroces là...Nan mais vraiment vous nous avez déçu avec votre frosties de kellogs " le tigre est en toi ". Vous vous êtes attiré les foudres du " departement tiger », non mais vous avez fait germer la colère. Et j’ai décidé "dinterventionner" sur ce cas. J’ai donc utilisé l’engrais qui symbolise la manifestation, le mécontentement pour faire pousser un champ de justice dans ce désert de clichés. Ils ont failli s’arracher les lianes de la tête mais ils étaient "surprisé". Pour en revenir a mon rôle j’ai "en effectivement" eu un rôle "preponderatoire" sur "l'atomicité" de ce problème que je ne pouvais en aucun cas jeter a la poubelle. Avant de commencer la phase enseignement j’ai d’abord fais une topologie des lieux et "cardiaquement" remarqué que la brousse était desordrisée. Le commencement final était donc de baser une école pour les éduquer (heureusement d’ailleurs que je parlais toute les langues animales) je me souviens des longues discussions politiques avec les ornithorynques autour du lac avec un brin de feuillage, je me souviens même d’un jour où je parlais avec une girafe qui m’a confiancé sur le fait qu’elle avait eu une histoire d’amour avec Gustave Eiffel et que c’est sous l’inspiration de ses courbes qu’il a crée la tour Eiffel. Je leur ai appris le français, ils ont d’abord trouvé ça intimidant mais ça s’est très bien déroulé dans le déroulement, comme dirait un grand homme: "répétition is the father of learning». A la fin de l’année j’avais ensemencé en eux la langue française qu’ils parlaient couramment. Je ne m’occupais pas que de l’éducation dans la brousse c’est impossible! Quand il fallait le silence je me mettais à hurler comme un loup! Mais ça c'est encore entre chose. En fait dans ma tribu le loup c'est une peu comme l'emblème quoi donc on apprend à tous les enfants mâles à se comporter et hurler comme eux et comme les loups déambulent toujours en bande c'est pour cela que j'avais l'espoir de les revoir mais bon ça n'est jamais arrivé "tchochocho" bref. En dehors de ça je piquais les zèbres moi-même pour leur vaccin en enlevant un trait noir, comme ça quand je le remettais, aucune trace de piqure! Je faisais accoucher la mouche, un jour y’en a une qui nous a pondu des jumeaux j’ai du faire une césarienne. J'ai même présenté Usain Bolt aux guépards ils l'ont entrainé c'est pour ça qu'il court aussi vite maintenant! Eh oui! Non mais dans le bled là il faut avoir toujours l’œil ouverte partout. D’ailleurs pour le bal de fin d’année c’est moi qui supervisait la nourriture on avait préparé du riz qu’on servait dans des bolinettes c'était carrément succulicieux. Il s'est passé quelque chose que la brousse n’avait pas connu depuis des millénaires; tu pouvais voir des prédateurs danser le slow avec les proies sans arrière pensée. Donc là vraiment ils s’amusaient tous y’avait les lions, les phacochères bien fringués avec leur bouquet d’iris à la main pour aller draguer leur gazelle.. Ils s’amusaient tous quand j’ai remarqué un petit tout seul dans son coin là-bas, apparemmentalement il boudait. J’ai dis : "eh petit tu ne t’amuses pas ? ", il me dit: "personne ne veut danser avec moi", j’ai dis : " mais pourquoi ? C’est comment?, il me dit: " nan mais je suis hermaphrodite.." moi j’ai lui ai dis hein: " tranquillise-toi seulement si tu es homme et femme en même temps...danse avec toi-même"...Quoi?? Naaan jamais de dispute chez nous... Bon juste une fois entre le lion, roi de la jungle et l'aigle royal qui se disputaient la royauté nan mais moi je leur ai imposé de s’entendre, de s’entretenir, de collaborer...On n’est pas des animaux quand même! Ils ont fait même plus! Ah vraiment ils m’ont agréablement surprisé l’aigle a appris au lion à voler et le lion quant a lui, à appris à l’aigle à rugir il lui a même offert son bouquet de fleur d'iris...C’est donc a partir de la que j’ai en effectivement compris que ma mission était accomplie je cherchais d’autres horizons et je me suis souvenu de mon entretien avec la girafe et c'est comme ça que j’ai écouté parler de votre pays là et donc j’ai atterri ici pour faire don de mes services quoi.
Cette année, Clémence, Diane, Mathilde, Mélanie, Najale, Sarra, Kiss, Olivier et Tad, élèves en Cycle 2 Théâtre du Conservatoire à Rayonnement Départemental d'Argenteuil travailleront avec une artiste-intervenante extérieur, l'auteur Sabine Revillet. L'objectif du travail est de guider les élèves dans l'écriture de leur propre texte, par des ateliers d'écriture mené par l'auteur. Le projet pédagogique est que les élèves puissent expérimenter le Théâtre de rue, à travers des propositions personnelles créées de l'écriture à la mise en jeu, liées les unes aux autres par un fil conducteur et
aboutissant à un texte final regroupant tous les élèves (tutti), notamment au cours de la fête des Irisiades du château d'Auvers-sur-Oise les 22 et 23 mai prochain, et durant le festival d'Argenteuil début Juin. Les élèves pourront ensuite interroger l'espace scénique du Centre Culturel Le Figuier Blanc d'Argenteuil le soir du 26 juin avec les mêmes travaux, passant d'un espace de jeu extérieur à un espace de jeu intérieur, et se confrontant ainsi à deux adresses au public différentes.
Ce blog est un outil de travail mis à disposition des élèves afin de leur donner un espace libre d'écriture. Tous partent à priori d'une proposition personnelle ( choix d'une figure mythologique, écriture et création d'un personnage, travail sur le Clown ou le Masque, textes personnels...). Sabine Revillet interviendra sur trois séances de travail qui seront directement mis en écho par un travail sur le plateau avec moi-même. Nous avanceront ainsi ensemble, pas à pas jusqu'au mois de mars...
Ensuite, chaque texte sera accompagné par des élèves musiciens du Conservatoire qui rejoigneront ainsi l'aventure sous la direction de leurs professeurs et de Béatrice MAFFEI en chef d'orchestre du Tutti final regroupant tous les élèves (Théâtre et Musique).
Une belle aventure commence...!
Sandra Rebocho,
Professeur de Théâtre au CRD d'Argenteuil
Ce travail se fait avec le soutien et la collaboration de Béatrice MAFEEI, directrice du CRD et grâce au financement de la Direction des Affaires Culturelles d'Argenteuil.