Partager l'article ! Au pays des Iris de Mélanie BERNARD: Au Pays Des Iris Je marchais dans la rue, il faisait tellement ...
Au Pays Des Iris
Je marchais dans la rue, il faisait tellement froid que mes pieds devenaient transparents comme de la glace. Malgré mes pieds congelés je continuais à marcher. J'étais seul dans la nuit, il faisait si sombre que je ne voyais plus le bout de mon nez. Je marchais soudain au loin j’ai vu de la lumière, elle brillait telle des milliards d'étoiles, c'était une fleur d'iris de couleur transparente, assortie à mes pieds devenus des glaçons transparents. Elle était si petite qu'on pouvait la mettre dans la poche, mais je ne voulais pas l'abimer. Elle était si belle que je ne pouvais pas m'empêcher de la regarder. Soudain un loukoum vivant on aurait dit un singe accroché à une liane me l’a arraché des mains. Loukoum loukoum rends-moi ma fleur d'iris !!!!! Mais trop tard il était partit loin. Soudain un haricot vert me tomba sur le crâne, j'eus une énorme bosse on aurait dit que j'avais une deuxième tête. Ensuite il s’est mis à pleuvoir rien que sur moi, tout autour il faisait beau. Depuis que cette fleur d'iris avait disparue il ne m'arrivait que des catastrophes. Alors il fallait que je la retrouve. Ma jolie fleur d'iris ou es-tu ? Je marchais je ne m'arrêtais plus j'espérais tant qu'elle revienne. Soudain je vois un panneau sur lequel était écrit « Le pays des loukoum », mon espoir revient, j'allais punir ce loukoum, lui faire passer un sale quart d'heure. J'avance près d'une lumière qui me fait mal aux yeux. C'était le loukoum rose avec sa culotte sur la tête qui avait volé ma fleur d'iris. Il pleurait parce qu’une banane géante lui avait à son tour dérobé la fleur. Toi aussi loukoum on t’a volé ta fleur d'iris ? Tous les deux on avait la colère qui montait comme de la moutarde, alors nous sommes partis à la recherche de la banane géante. On marchait marchait mais elle restait introuvable. Où pouvait-elle bien être? Banane? Banane? Banane géante? Sur le trottoir on devenait tout vert à cause de la pluie haricots vert qui nous fracassait la tête. On aurait dit des moustiques qui nous piquaient, avec la peau qui enflait à cause des piqures et des haricots verts on ressemblait à deux dinosaures. À quelques mètres, j’aperçu la banane géante, je me mis à courir tellement vite que même la panthère rose n'aurait pas pu me rattraper. Je courais courais sans m'arrêter jusqu'à me retrouver dans un immense champ de fleur d'iris. La banane m'avait conduit jusqu'ici. J'étais si heureux de retrouver les fleurs, mes fleurs d'iris tant chéries. Tout les trois nous étions si heureux, loukoum, banane géante et moi. Alors nous sommes devenus amis et nous avons gardé ce lieu secret pour nous. Sans le dévoiler à personne nous vivions parmi des milliards de fleurs d'iris. Matin midi soir et toute la nuit. Les fleurs d'iris rien que pour nous, la belle vie.
Nous nagions tout les trois dans cette mer d'iris, quand un jour, une énorme vague d'iris nous emporta. Ça tanguait !!!! J'ai attrapé une table. Il nous manquait juste une voile pour pouvoir se déplacer, loukoum sorti alors de sa poche un porte-jarretelle et cela fit l'affaire. Nous voguions. Oula. Les vagues...Mais à la longue on avait faim, nos ventres rugissaient tels des lions. Nos estomacs ressemblaient à des grottes parce que dedans c'était tellement vide qu'on pouvait crier et entendre les échos de nos voix. Je pensais tout le temps à la nourriture. D'un seul coup j'eus un flash je me suis souvenu du téléphone rouge que maman m'avait donné quand j'étais petit. Elle me l'avait confié pour que je survive si un jour je me perds dans la forêt (parce que j'allais beaucoup jouer dans la forêt étant petit et avec ce téléphone j’appelais les coccinelles) elles m'apportaient toujours mon gouter, pas toujours de choses délicieuses mais ce qu'elles trouvaient sur leur chemin. Là un petit coup de fil (car j‘emmène toujours avec moi ce téléphone rouge) et j’appelle les coccinelles pour qu’elles viennent à la rescousse…. allo allo les coccinelles ? Elles nous apportèrent du camembert et des artichauts. Une fois rassasiés nous eurent soif à cause de la chaleur, mais l’eau nous manquait, et sans eau, nous perdions tous l'esprit, banane géante s'imaginait en superman, Loukoum se prenait pour une alouette qui ne savait ni voler ni chanter, et moi j'imitais Michel Jakson je marchais sur l'océan et je dansais devant des baleines ahuries. Nous étions sur notre table-radeau à moitié morts quand un immense paquebot muni d’une alarme qui ressemble à un réveil, nous heurta. Il s'appelait « La Cote De Porc ». Les marins nous firent monter à bord. Ils n’étaient pas nombreux environ, 2,5 marins dont Igor, qui était si grand, qu’il dominait les paysages et les visions, il n'avait pas besoin de jumelle, une vue naturelle excellente, …mais il avait de tout petit bras, le nez à l'envers et 4 cheveux sur la tête qui ne le protégeait pas beaucoup du soleil. Mr Mouche, un autre marin, tout petit avec un bras plus grand que l'autre, un œil si minuscule qu'il fallait une loupe faut le distinguer, et un seul doigt de pied au pied gauche. Le dernier marin s'appelait Padebol, il avait la partie inférieure du corps toute en bois, une longue barbe ou s'y filaient des araignées, il avait une oreille et deux doigts sur la main droite comme des baguettes chinoises. Le capitaine du bateau se nommait Le Président, il était très moche, il faisait même très peur on aurait dit qu'il se préparait déjà pour la fête d'halloween. Des boutons sur le visage, tant, que quand il pleurait ses larmes faisaient de la moto cross pour descendre, il avait aussi une narine plus grande que l'autre. Nous voguions, oh quel remous nous avec tout l’équipage !! Pour passer le temps les marins du bateau organisaient des tombolas. Loukoum gagna un extincteur sous forme de pastèque…quelle folie ! Les jours passaient jusqu’à ce qu’un matin j’aperçus une île étrange, elle était recouverte d'une immense bulle. Cette île s'appelait « Le Paradis Des Bulles ». Il fallait chercher la porte d'entrée. Ça y est !!!!! Une fois à l’intérieur les bulles se posent sur nous et nous nettoient c’est magique. Il faut dire que nous étions tellement sales depuis que nous étions sur le bateau « La Cote De Porc », nous avions fini par ressembler au capitaine…Grâce aux bulles, nous sommes devenus blancs comme du carrelage. Propres. Ensuite nous nous sommes remis en route pour retourner dans notre champ d'iris qui avait déjà pas mal disparu à cause de la vague. Nous avons reprit la route sur un canot que le capitaine nous avait donné. Moi je n'avais pas besoin de bouée, car j'ai gagné le concours du meilleur nageur sur 18 concurrents je suis arrivé 18ème. En pleine mer j’avais des crampes et je ne parvenais plus à naviguer, mes amis non plus, à cause de la fatigue, quand soudain qui déboule ? Un énorme dragon surgi des flots pour essayer de nous croquer. Croque. Il nous avale en 310 morceaux. A l'intérieur du dragon tout est aménagé pour les touristes, une immense maison. Au rez de chaussé, une cuisine, un salon, une salle à manger. Au 1er étage 63 chambres, 10 toilettes 56 douches. Nous avons décidé d'y passer la nuit. Le lendemain il fallait repartir. Alors j’ai sorti de ma poche une fusée. Ayant eu mon permis de conduire une fusée je pouvais le diriger. La fusée dans son élan transperça le dragon pour atteindre le ciel, Loukoum, banane géante et moi gloups ! Nous nous sommes réveillés dans le champ d'iris. Nous nous étions endormis !!!! Tout ce que nous avions vécu, n’était qu’un rêve !
Oui. Les fleurs d'iris ont la capacité de faire rêver les gens. Les fleurs d'iris permettent de s'évader et de vivre des choses extraordinaires. Sous les paupières on voit des choses étonnantes et on rencontre des gens inédits.
Je me suis retrouvé dans la rue. Je marchais je me rappelle que j'avais froid aux pieds, ils étaient transparents,…j’avais rêvé que je rêvais……oui je me souviens, ça s’est passé comme ça, je marchais dans la rue, j’avais froid j’ai vu une fleur d’iris et je me suis fait avaler par un rêve, dans ce rêve j’ai eu des rêves, et maintenant, regardez des petits restes de mon rêve sont restés sur moi, des pétales de fleurs d'iris trainent encore dans mes cheveux. C’est comme si j'avais vécu le rêve dans mon corps et pas en pensée, regardez à mes pieds il y a des haricots verts.
Toutes les belles choses ont une fin. Maintenant je vais rentrer chez moi pour dormir. Faire encore d'aussi beaux rêves et peut-être revenir vous les raconter. ; )
Et vous ça vous plairez de rêver ? Regardez des fleurs d’iris, j'en ai de toutes les couleurs et de toutes les formes, losange, carré rectangle, en étoile, en cœur, en cercle. Il y en a qui sont parfumées, et d’autres ATTENTION qui empoisonnent, et qui sentent le fromage moisi, celles-ci ce sont des fleurs d’iris spéciales cauchemars je vous les déconseille. Alors vous voulez lesquelles ? Quelles fleurs d’iris pour vous évader dans les rêves ?
Bonne nuit….
Cette année, Clémence, Diane, Mathilde, Mélanie, Najale, Sarra, Kiss, Olivier et Tad, élèves en Cycle 2 Théâtre du Conservatoire à Rayonnement Départemental d'Argenteuil travailleront avec une artiste-intervenante extérieur, l'auteur Sabine Revillet. L'objectif du travail est de guider les élèves dans l'écriture de leur propre texte, par des ateliers d'écriture mené par l'auteur. Le projet pédagogique est que les élèves puissent expérimenter le Théâtre de rue, à travers des propositions personnelles créées de l'écriture à la mise en jeu, liées les unes aux autres par un fil conducteur et
aboutissant à un texte final regroupant tous les élèves (tutti), notamment au cours de la fête des Irisiades du château d'Auvers-sur-Oise les 22 et 23 mai prochain, et durant le festival d'Argenteuil début Juin. Les élèves pourront ensuite interroger l'espace scénique du Centre Culturel Le Figuier Blanc d'Argenteuil le soir du 26 juin avec les mêmes travaux, passant d'un espace de jeu extérieur à un espace de jeu intérieur, et se confrontant ainsi à deux adresses au public différentes.
Ce blog est un outil de travail mis à disposition des élèves afin de leur donner un espace libre d'écriture. Tous partent à priori d'une proposition personnelle ( choix d'une figure mythologique, écriture et création d'un personnage, travail sur le Clown ou le Masque, textes personnels...). Sabine Revillet interviendra sur trois séances de travail qui seront directement mis en écho par un travail sur le plateau avec moi-même. Nous avanceront ainsi ensemble, pas à pas jusqu'au mois de mars...
Ensuite, chaque texte sera accompagné par des élèves musiciens du Conservatoire qui rejoigneront ainsi l'aventure sous la direction de leurs professeurs et de Béatrice MAFFEI en chef d'orchestre du Tutti final regroupant tous les élèves (Théâtre et Musique).
Une belle aventure commence...!
Sandra Rebocho,
Professeur de Théâtre au CRD d'Argenteuil
Ce travail se fait avec le soutien et la collaboration de Béatrice MAFEEI, directrice du CRD et grâce au financement de la Direction des Affaires Culturelles d'Argenteuil.